Michel Pacha

le récit que vous allez lire est véridique.

Cela se passa aux environs de 1898. La Seyne s/mer était  une petite bourgade, qui vivait surtout de la la pèche et la contrebande. Car le village avait de nombreuses petites criques où les bateaux,  qui voulaient éviter l'amirauté, se savaient en sécurité . Parmi les nombreux enfants qui couraient par la campagne, il en était  un qui , solitaire, préférait fixer l'horizon en rêvant de rivages inconnus. Il était un fils de l'amour, laissé à lui même, il arpentait le village, volant un peu pour se nourrir.

15ans passèrent. L'enfant devint un adolescent vigoureux et il se fit appeler Michel. Il raconta à qui voulut l'entendre qu'un jour il partira aux Indes! Or, une goélette¨, battant pavillon anglais ,vint faire le plein de ses cales avant son départ pour les Indes.Michel se proposa comme mousse. Mais, la place était prise. Le garçon était d'ailleurs déjà à bord, un grand sourire sous ses cheveux blonds.

Mystérieusement, il disparut un peu avant l'appareillage et Michel prit sa place; La sirène des Mers s'en alla vers  le large, direction les Indes. La vie à bord se révèla rude, mais pour un enfant habitué à souvent jeuner, le simple fait d'avoir 2 repas par jour valait toutes les basses tâches . Il ne se mêlait que très peu aux marins qui , finalement, en arrivèrent à l'appeler:  l'idiot. Les semaines de traversée s'étirèrent de plus en plus lentement, au fil du temps qui passait. Enfin, un jour:"Terre!" Les marins arrivaient au bout de leur périple. Une fois débarqué, Michel découvrit des senteurs des couleurs, des sensations  inconnues jusqu'à lors. Le Bosco, le seul a avoir eu de l'amitié pour lui, le prévie nt qu'ils repartiraient une semaine plus tard, la soute remplie d'épices§ Il remit un sac d'argent au jeune homme et le laissa. Déambulant dans les rues, Michel vivait un rêve éveillé.

Arrivé devant ce qui ressemblait à un temple, il aperçut une jeune fille qui le fixait derrière un moucharet. Il lui sourit. Elle sortit sur la place, lui apportant un plat de riz. Michel comprid alors qu'elle le prenais pour un pauvre. Il rit et la jeune fille parut prise sous le charme du provençal. Les jours passèrent et la barrière de la langue n'eut plus d'importance. Sans importance aussi les règles du temple, la servante de la Déesse emmena son amant à l'intérieur du temple, une nuit avant son départ.. Michel découvrit, posés aux pieds d'une déesse à 6 bras, des pierres précieuses et des bijoux magnifiques. Il s'avança pour les toucher. Son amie brune parla et secoua la tête, il comprit le nom de Kali. Il savait qu'elle était la déesse de la mort. Il ne devait pas toucher au trésor mais l'envie fut la plus forte. Il s'approcha . La jeune fille le tirait en arrière, l'implorant en sa langue de s'arrêter. Elle lui saisit le bras. D'un coup sec, il se dégagea, la prit à la gorge et l'étrangla. Il la regardea mourir sans le moindre geste de pitié ou de peur, puis il la laissa tomber sur le côté. Craignant l'arrivée de quelque prêtre, il emplit son sac de marin de tout ce qu'il put attraper. Le regard fuyant, à pas de loup, il s'enfuit du temple, monta à bord du navire et cacha son butin à bord du bateau.

Il trembla jusqu'au départ de "la sirène des Mers. Une fois en haute mer, il oublia vite son meurtre et réfléchit au moyen de descendre sans se faire prendre. Le voyage de retour se fit au milieu d'orage et de tempêtes, le capitaine lui-même se surprit à se demander si il reverrait un jour les pins du pays d'oc. Une nuit avant l'arrivée au port, Michel descendit un des pointus à l'eau, y lança son trésor, et se dirigea vers Toulon.

Lors de son arrivée, il commença par s'habiller de velours et de brocard, s'installa  dans la meilleure auberge de la ville et se mit en devoir de se trouver un logis. Mais au bout de 3 mois, malgré l'argent  donné avec largesse, le patron du troquet commença à se plaindre des bruits et des coups venant de la chambre  de Michel.

Il est de fait que l'homme dormait mal, révait de la déesse, et une voix douce le faisait hurler de peur.

Il se faisait appeler: "Michel Pacha" et au bout de plusieurs mois, il enménagea dans son domaine, à Tamaris, auprès de la mer; La maison était la réplique d'un palais d'orient. Le pointu fut enclavé dans une rocaille et près du portail d'entrée, il édifia une petite chapelle, y installa un moine et se mêla à la bonne société de la Seyne et Toulon. Jeune, riche, les filles à marier se précipitaient vers lui. Il épousa la fille du maire. IL y eut grande ripaille et fêtes durant 3 jours. Le quatrième, on découvrit le corps de la jeune femme couchée sur le pointu, étranglée. Michel ne fut pas inquiété mais il commença à se livrer à d'étranges pratiques. Il ne dormait plus de la nuit, éclairait de vives lumières tout le palais. Un ami, venu passer quelques jours avec lui, déclara que, dès que la lune se levait des coups retentissaient dans les murs, qu'une voix féminine pleurait et il vit une fois une dame blanche passer près de lui sans le voir. Durant tout ce temps , Michel courait de pièces en pièce en criant :

"Pardonne moi, je t'en supplie, je ferai ce que tu voudras mais pardonne-moi!" là-dessus, il se réfugiait dans la chapelle et y finit la nuit.

L'histoire fit le tour de la ville, le beau monde commença à éviter cet homme étrange, les mauvaises langues, qui, (pour une fois), dirent la vérité, commencèrent à demander d'où venait ce Michel Pacha et pourquoi avoir choisi la Seyne, un petit village, au lieu de rester sur Toulon ?Peitt à petit, Michel vit se fermer toutes les portes devant lui, il les maudit et s'enferma dans sa demeure. 15 ans plus tard, la gendarmerie poussa le portail rouillé, foula le jardin envahi d'orties. Ils trouvèrent Michel pendu dans la chapelle. Un testament donnait tout à l'orphelinat où il avait grandi. Mais personne ne put y passer deux nuits, la maison étant hantée par une "Dame blanche".

Le temps passa et lorsque j'eus 8 ans , mon père nous raconta la légende et nous emmena ,moi et mes sœurs au château. Nous passâmes à travers le portail abimé, et je pus toucher les restes du pointu planté dans sa rocaille. Plusieurs mendiants trouvèrent la mort en passant une nuit dedans.

Puis, il y a 12 ans, la mairie abattit la maison retourna le terrain, fit construire une magnifique lotissement. Chose bizarre, seule la chapelle où Michel se tua, ne fut pas touchée. On peut la voir sous les branches d'un laurier-rose plus que centenaire.



Article ajouté le 2008-03-22 , consulté 19 fois

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